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L'étude SAPALDIA est une étude multi-centrique qui a lieu dans 8
régions de Suisse, représentatives des diverses conditions
environnementales, météorologiques et sociodémographiques de ce pays.
SAPALDIA est une abréviation de l'anglais (Swiss cohort study on Air Pollution And Lung and heart Diseases In Adults),
c'est-à-dire « Etude de cohorte suisse sur la pollution de l'air et les
maladies pulmonaires et cardio-vasculaires de l'adulte ».
SAPALDIA a débuté en 1991 (SAPALDIA 1) et
les participants ont a nouveau été étudiés en 2002-2003 (SAPALDIA 2).
Il a ainsi été possible d'étudier dans la population :
1/ la prévalence et l'apparition des
symptômes et des maladies respiratoires et allergiques, de même que le
déclin des fonctions pulmonaires lié à l'âge
2/ la variabilité du rythme cardiaque dans la population âgée de plus de 50 ans
3/ l'association de ces indicateurs de
santé avec l'exposition individuelle à long terme à la pollution de
l'air, à l'inhalation d'autres substances nocives, au style de vie et à
la constitution génétique des individus.
L'OMS et le conseil européen de la
recherche ont reconnu l'importance de SAPALDIA comme une des rares
études de cohorte basée sur la population en Europe. Elle est bien
placée pour étudier des questions cruciales sur l'épidémiologie de la
pollution de l'air et les questions de santé publique liées à
l'environnement pour les années à venir.
Quand SAPALDIA a commencé, en 1991, 9'651 participants, âgés de 18 à 60
ans, ont été recrutés au hasard dans la population générale pour une
interview détaillée, assistée par ordinateur. Plus de 90% de ces
participants ont effectué une mesure de leur fonction pulmonaire et des
tests d'allergie. Plus de 7'000 parmi les participants ont eu en outre
un test de réactivité bronchique par la méthode de la métacholine. Le
protocole d'étude de SAPALDIA partage plusieurs points en commun avec
l'étude ECRHS (European Community Respiratory Health Survey)
une étude européenne semblable à l'étude suisse. D'ailleurs les
participants bâlois à SAPALDIA participent simultanément à l'étude
européenne, ce qui crée un lien et une communauté d'intérêt entre les
deux études qui se renforcent mutuellement.
Depuis 1991, SAPALDIA a tenu à jour soigneusement l'historique des adresses de ses participants.
En 2002-2003 a eu lieu la deuxième tranche de l'étude (SAPALDIA 2) :
8'047 participants (83%) ont accepté de donner à nouveau des
informations sur leur santé au moyen d'un questionnaire, 6'528 ont eu
une examen médical, et 6'345 ont donné un échantillon de sang pour
constituer une « bio-banque » pour des analyses de plasma, sérum et
ADN. De plus, 1'813 participants âgés de 50 ans ou plus ont eu un
enregistrement de 24h de leur électro-cardiogramme (ECG, technique de
Holter) qui a fourni des données détaillées sur la variabilité de leur
rythme cardiaque. L'étude SAPALDIA est ainsi l'une des premières à
examiner sur le long terme les effets de la pollution de l'air sur les
influences mutuelles entre système cardio-vasculaire et système
respiratoire.
La bio-banque de SAPALDIA a d'ores et
déjà permis d'établir des associations entre le profil génétique des
participants et leur tendance à développer de l'asthme, des allergies,
ou encore un déclin plus rapide de leur fonction pulmonaire. D'autres
études sont actuellement en cours pour analyser les interactions
gène-environnement, une question très importante pour comprendre
pourquoi certaines personnes souffrent davantage que d'autres des
effets de la pollution de l'air.
SAPALDIA est financée par le Fonds
National de la Recherche Scientifique ainsi que par plusieurs
organismes privés et publiques. Ces fonds servent actuellement à :
1/ continuer d'exploiter les données de
SAPALDIA 1 et 2 sur les facteurs qui déterminent la santé respiratoire
et cardio-vasculaire dans la population suisse
2/ maintenir et enrichir la base de données environnementales pour
calculer l'exposition à la pollution de l'air passée et présente des
participants à l'étude
3/ créer les conditions qui permettront
de réaliser une troisième phase de mesures chez tous les participants
(SAPALDIA 3), si possible en 2010, une opération qui aura un intérêt
médical et scientifique énorme compte tenu du vieillissement de cette
population.
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